Downsizing

Un film petit, vraiment petit…

Spoiler alert !

Je n’ai pas pour habitude de sortir déçu d’une projection, mais là, je dois avouer que ça a vraiment été le cas. Pour en parler rapidement :je n’ai pas vu le film qu’on m’a vendu dans la bande annonce…

Une belle promesse

Dans le pitch original, Downsizing présente un monde surpeuplé (dans un futur très proche) qui peut être sauvé grâce à une technologie révolutionnaire qui réduit les êtres vivants à 0,05 % de leur masse d’origine. Ce qui implique moins de consommation, donc une exploitation et un impact moindres sur l’environnement.

L’idée est bonne et attractive, la bande annonce nous met l’eau à la bouche avec des scènes plutôt drôles, notamment avec Christoph Waltz qui s’annonce très cynique.

Paroles, paroles

Finalement, le film est une promesse non tenue. J’attendais cette réflexion sur nos modes de consommation, nos excès, et le rapport entre un monde de « grands » et de « petits » mais rien. Le premier thème est seulement abordé dans la première partie du film et légèrement à la fin, mais littéralement absent entre les deux. Pourtant, en 2h20, il y avait le temps de développer cette thèse est ses impacts sur les ressources naturelles. Imaginez le nombre de personnes de 12 cm que l’on peut nourrir avec une pomme !

Le deuxième thème (le rapport entre « grands » et « petits »), lui, est totalement absent, ce qui fait tomber à plat l’argument principal du film. Les « petits », dont Matt Damon, sont dans une ville de petits et, deux-trois vannes mises à part, il n’y a aucune différence avec le vrai monde. Donc déçu…

Un troisième thème apparaît à 20 minutes de la fin du film, à savoir l’extinction de l’espèce humaine. Là aussi, l’approche est décevante car trop survolée et fait passer une communauté écolo pour des survivalistes illuminés finis. J’ai trouvé cette partie un peu légère compte tenu du sujet.

Solution 3 en 1

Finalement, le film développe trois scénarios assez distincts qui auraient sûrement pu faire trois bons films. Ils ne sont pas exploités dans Downsizing et c’est bien dommage.

Le bon point est dans le casting, avec Matt Damon et Christoph Waltz, la découverte de la Thaïlandaise Hong Chau et le plaisir de retrouver Neil Patrick Harris (aka Barney Stinson).

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