Faut-il manger les animaux ?

Cette question n’est pas forcément celle que vous vous poserez à la fin du livre.Ici, il ne s’agit pas d’un roman mais d’un documentaire. Cela peut paraître étonnant sur un site culturel, mais il a provoqué tellement de questions et de chocs en moi que je me suis senti obligé d’en parler.

De l’éthique

Bien sûr, l’auteur, Jonathan Safran Foer, aborde le sujet de la morale dès les premières pages de son enquête. Est-ce parce que c’est, a priori, la question la plus évidente ou pour se débarrasser du sujet ? Je ne sais pas, mais il est certain que ce n’est pas la question la plus brûlante de l’ouvrage publié en 2009 chez Point. Dans cette partie il emmène son raisonnement assez loin notamment en se demandant pourquoi concentrer sur quelques races animales le « poids » de notre consommation alors que l’on pourrait facilement le repartir.

De même, se pose la question du traitement des animaux et de leur bien-être. Moi-même sensible à cette question, les réponses paraissent évidentes. Mais que faire lorsque l’on apprend qu’un label « élevé en plein air » ne garantit pas que l’animal ait un jour pu réellement courir dans de vertes prairies ?

Surconsommation et environnement

Bien sûr, ces deux problèmes sont liés. Mais quel est l’impact de l’un sur l’autre, j’aurai été bien en peine de la dire. Et pourtant, les dégâts sont considérables ! Terres rendues stériles, rivières asséchées, nappes phréatiques et océans pollués… et ce n’est qu’un début. Les différentes populations de notre planète ne consomment pas toutes autant de viandes que les européens et surtout que les américains. Mais alors, que ferons-nous ce jour-là ?

La question sanitaire

C’est sur ce volet que les recherches de Jonathan Safran Foer sont les plus fortes. De l’élevage à l’abattage, les conditions dans lesquelles grandissent, meurent et sont traités la quasi majorité des animaux que nous consommons sont souvent au-delà de ce que nous pensons être le pire. Et ces dangers sanitaires se retrouvent dans nos assiettes chaque jour !

Je ne vais pas retranscrire toute l’enquête ici, mais le constat tiré est véritablement édifiant.

Je note le livre 3 pouces et pas 4 pour deux raisons : 1) les recherches sont principalement concentrées aux États Unis ; 2) le livre à 10 ans et je ne sais pas comment ont évolué les pratiques depuis.

Alors, si vous n’avez pas peur de répondre à la question, lisez Faut-il manger les animaux ?

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